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La recherche communautaire comme réponse à l’injustice épistémique vécue par les personnes de la diversité sexuelle et de genre

Mardi 25 janvier 2022, 14h, en ligne

Cycle de conférences 2021-2022

SCIENCE, LIBERTÉ ET JUSTICE

Séance du 25 janvier 2022

« La recherche communautaire comme réponse à l’injustice épistémique vécue par les personnes de la diversité sexuelle et de genre »

Au cours des dernières années, les droits civiques des personnes de la diversité sexuelle et de genre (LGBTQIA2S+) ont évolué en Occident, particulièrement pour les personnes cisgenre. Toutefois, il convient de se rappeler que ce n’est que dans l’histoire récente que l’homosexualité a cessé d’être considérée comme une maladie. En 1973 par l’Association américaine de psychiatrie et en 1975 par l’Association américaine de psychologie. Au Canada, ce n’est qu’à la fin de 2021 que les « thérapies de conversion » ont été interdites. Bien que la médecine n’étiquette plus de « malades » les personnes ayant une orientation sexuelle autre qu’hétérosexuelle, la loi continue de les condamner dans certains pays. À ce jour, l’homosexualité est pénalisée dans 80 pays à travers le monde, dont 11 avec la peine de mort. Ce contexte demeure favorable à la difficulté pour les personnes de la diversité sexuelle et de genre de donner un sens à leurs expériences et connaissances, à faire reconnaître ces dernières et à faire entendre leur voix, reflétant ainsi qu’elles vivent une injustice épistémique.

La recherche communautaire est une des approches de la recherche participative. Au Québec, cette approche a surtout été développée dans le contexte de la recherche et l’intervention dans le domaine du VIH et elle s’est étendue à d’autres domaines. Inspirée des travaux de Paulo Freire, la recherche communautaire VIH au Québec a permis de questionner les structures de pouvoir de la recherche et d’inclure des personnes de « la communauté » à toutes les étapes du processus de recherche, de renforcer des capacités et d’établir des dialogues entre la communauté et le milieu universitaire.

À partir de l’expérience québécoise de recherche communautaire VIH et de son application dans d’autres domaines d’études, dont celui de la dépendance, cette présentation fera une description de la façon dont cette approche de recherche peut constituer un outil pour favoriser une certaine justice épistémique. Il sera également question de discuter des défis liés à cette approche et aux stratégies pour y faire face.

Conférencier :

JORGE FLORES-ARANDA (École de travail social, UQAM)

Jorge Flores-Aranda est professeur à l’école de travail social de l’Université du Québec à Montréal, il est titulaire de la chaire de recherche du Canada TRADIS (trajectoire, diversité, substances) et chercheur régulier à l’Institut universitaire sur les dépendances, au regroupement Recherche et intervention sur les substances psychoactives – Québec (RISQ) et au Centre de recherche Charles-Le Moyne. Il s’intéresse aux liens entre la consommation de substances et la sexualité, aux problématiques sociales vécues par différentes populations dont les personnes de la diversité sexuelle et de genre et les populations en situation d’itinérance. Il se penche également sur le recours aux nouvelles technologies dans les interventions sociales. Dans le cadre de ses projets, il travaille en étroite collaboration avec le milieu de pratique, particulièrement des organisations communautaires.

La conférence se déroulera en ligne

Pour participer : lien Zoom

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